jeudi 9 juin 2016

Et toujours plus d'aventures

On s'enfonce un peu plus dans les ruelles étroites du village. Je ne pense pas que je m'y serai baladé seul, mais je reste complètement serein en compagnie de mon ami. Les enfants continuent de me regarder avec beaucoup de surprise. Parfois je sens des regards étonnés, parfois un peu plus méfiants, et d'autres avec beaucoup d'amitié. 

Nous entrons dans ce qui pourrait ressembler à un immeuble, ou plutôt une très grande maison découpée en plusieurs logements. J'imagine que plusieurs familles vivent ici. Arrivés devant la porte déjà ouverte, une petite fille me regarde comme si je n'étais pas de cette planète (peut être qu'elle n'a pas tord, de son point de vue du moins). Cette petite est la nièce de Mihangy. Nous entrons et faisons les présentations avec sa soeur. Patricia est un peu plus âgée, elle partage son appartement avec sa belle soeur et ses deux enfants. Ils discutent un peu entre eux. J'apprend qu'elle travaille la pierre et certains matériaux. L'ambiance est bonne, ils sont contents de se voir. Après quelques minutes, sa soeur souhaite me montrer ces différentes trouvailles. Incroyable, elle a dans ses mains une pierre qui ressemble à l'identique à l'île de Madagascar. Elle m'assure que la pierre est brute, j'en suis d'autant plus impressionné. Devant mon air très curieux et intéressé, Patricia souhaite m'offrir quelques pierres. Je choisis méticuleusement deux pierres toutes taillées en forme de cœur. J'ai aussi le droit à un magnifique cendrier. Je la remercie chaleureusement.

 

Nous ne tardons pas, de toute façon, elle nous rejoindra chez leur parents d'ici peu.
Le petit déjeuner est déjà servi, et devine quoi, du riz ! Je m'y habitue vraiment, je le sens car ça me fait plaisir de me retrouver de nouveau à table entouré de cette famille.
Nous ne restons pas très longtemps par la suite, ils ont l'air d'avoir une discussion un peu délicate, et je comprend qu'on parle de futurs obsèques.

Quelques minutes après le départ, La voiture s'arrête sur le côté, Mihangy me propose une pause clope avec la belle vue. Je crois qu'il a besoin d'avaler la pilule. Nous restons silencieux à contempler l'immensité du paysage. Le retour se fait en musique accompagné de quelques rires.

 

Le lendemain, weekend terminé, reprise du travail pour Dina. Je me retrouve seul avec sa mère. J'ai quelques courses à faire et aussi besoin d'une connexion internet.
Ce qui est amusant ici, c'est de devoir prévoir une journée complète pour aller faire que quelques courses à Tana. Je ne sais jamais s'il y aura un bus, si la correspondance sera la, s'il y aura de la place, s'il y aura des bouchons, bref.. Chaque sortie en dehors de la maison est une vraie aventure. 
Lucienne m'accompagne en ville. 
J'en profite pour échanger avec elle sur des sujets toujours aussi passionnants. Elle prend le temps de me raconter des anecdotes sur les différents axes de la ville. L'inauguration de tel boulevard, ou aussi comment était la ville il y a 20 ans. 
De ce que je comprends, la vie a bien changé, ainsi que la ville. Surtout sur la saleté des rues, c'est vrai que tout le monde jète ses ordures par terre, sans vraiment se poser de questions. À vrai dire, chercher une poubelle ici est peine perdue. 

 

Nous traversons quelques rues à pied, faisons du change, quelques emplettes et direction le cybercafé. J'en profite pour commander un croque monsieur avec des frites ! Quelle idée les frites... Ils ont un peu de travail de ce côté là....
Nous passons par une agence de voyage pour que je puisse organiser le reste de mon séjour ici. Mon envie s'est arrêtée sur deux destinations. La première direction l'allée des baobabs et les tsigs pour une excursion de quelques jours (j'espère que Mihangy pourra se libérer et venir avec moi). La seconde est bien plus "touristique" et "riche", Nosy bé, une île au nord de Madagascar, ou toutes activités vendues dans les publicités sont possibles (plongée, quad, plages et vues inoubliables).

Retour à la maison en fin d'après midi. Je suis fatigué rien que d'être aller en ville.
Je rejoins mes quartiers et poursuis ma lecture du livre "La cabane" de W. Paul Young. Ce livre est une merveille.

Après le dîner, j'ai la chance d'avoir Dina en ma compagnie. J'ai cette sensation que la suite de la discussion va être assez émotionnel. Elle me confie beaucoup de son histoire, de sa jeunesse et aussi de son présent. On parle un peu du futur, je remarque qu'il est très flou pour elle. Je lui partage aussi des bouts de ma vie. Nous nous connaissons que depuis quelques jours et pourtant nous échangeons comme des amis de longue date. Notre discussion s'étale jusqu'à tard. J'espère qu'elle trouvera réponses à toutes ses questions.

La suite au prochaine épisode !

Encore et encore d'autres aventures

Je pensais qu'on repartait le matin pour Tana. Mais finalement, l'associé de Mihangy souhaite faire encore quelques scènes. La chanteuse s'est changée (pour la 6eme fois). On me prévient que je vais encore tourner mais sans m'expliquer. De tte façon, ils n'expliquent jamais à l'avance. D'ailleurs c'est un vrai challenge pour moi. J'ai l'habitude de tout planifier, tout contrôler. Et là je me retrouve dépendant des autres. Que ce soit sur les activités, le temps, la durée.. Tout. Wouah.. J'apprends beaucoup sur moi. Finalement, je m'y habitue et cela me laisse bcp de temps pour penser, réfléchir. 

J'avais dormi seul à l'hôtel, Mihangy m'appelle et me dis de les rejoindre. Nouveau challenge.. Je suis seul.. Je descend à l'accueil, règle mes dernières affaires avec l'hôtel. Je m'approche de la rue et appel un pousspouss (vélo avec cabine, un taxi vélo quoi) je négocie tant bien que mal, car ils aiment doublé les prix pour les Vaza. Sur le chemin, je me retrouve dans une petite ruelle bien étroite. Un groupe au loin est présent, toutes sortes d'idées viennent à mon esprit. C'est quand même très simple de tendre une embuscade aux étrangers ici. Jme rassure en me disant que de tte façon je ne contrôle rien. Si ça doit arriver.. Ça arrivera.. (Mektub). L'esprit plus léger et le noeud au ventre envolé, je passe devant ce groupe qui me salue en français. Je leur répond en malgache et j'ai le droit à un signe de respect. La peur n'est que pure imagination d'un futur proche qu'on redoute, et très souvent, ce n'est qu'imagination.. 

J'arrive à leur hôtel, enfin plutôt un ensemble de quelques bungalow sans prétention. Mihangy me félicite de mon petit périple seul et me partage sa fierté. Il sait que malgré la simplicité de la chose, cela relevait du défi pour moi.

Je prend mon petit déjeuner à leur hôtel, ah oui... Au fait... Si tu n'aimes pas le riz, vaut mieux éviter de venir à Mada, c'est ce qui accompagne chaque repas, matin midi et soir. Avec un peu de chance, j'ai le droit a une soupe de nouille, assez léger et suffisant pour tenir jusqu'au déjeuner. 

Toute l'équipe s'est réunie, l'associé de Mihangy me remercie une nouvelle fois de jouer le jeu pour le tournage. Ce qu'il ne sait pas, c'est que je m'amuse comme un petit fou et que c'est moi qui le remercie..

On se dirige avec la camionnette vers les tréfonds de Tamatave. Sans GPS, et sans aucune aide, on traverse la ville jusqu'à trouver l'endroit recherché. Au milieu d'un quartier, se trouve un square entouré d'arbres gigantesques, avec des branches qui retombent à 2 mètres du sol. Ils l'appellent la place de Tarzan. On peut se balancer de branches en branches. Pour rire et se moquer un peu (je leur dois bien ca) ils m ont demandé si je voulais tourner le film de Tarzan avec ma peau blanche. 

 

On sort le matériel pour faire les prises ici. La chanteuse fait de nouveau un enregistrement. Je ne sais toujours pas ce qui m'attend, mais qu'importe. Je profite pour regarder les malgaches jouer à la pétanque (oh putain les pros...). Ca y est c'est mon tour.. Mon script.. "Marc c'est simple, tu vas t'engueuler avec la fille et la frapper" ah bon!!! Moi... Ah bah c'est bien me connaître... Je joue le jeu, c'est amusant et quelque peu déstabilisant avec toutes ces personnes qui se sont arrêtées pour regarder. On fait plusieurs prises pour avoir différents angles de vues. Puis j'entends "aller c'est bon tournage terminé bravo à tous"
Je m'excuse au près de la chanteuse pour ce comportement, on rigole ensemble, elle me remercie encore pour les avoir aidé et sauvé le tournage. 
Hop dernière photo de groupe et nous voilà reparti pour une bonne douzaine d'heures de voyage. 

Voilà le clip :





Au retour, j'ai mis les écouteurs, enclenché la musique française.. Ca m'a fait un bien fou d'entendre du français après ces quelques jours en pure malgache.. Entre Zaz, Edith Piaf et Grand corps malade.. Que c'est bon de vous entendre.
Le voyage est passé tout seul, je crois que je m'y habitue. Tu sais jamais à quelle heure tu arriveras, ni à quelle heure tu mangeras. Vers 20h (il fait déjà nuit depuis 2 bonnes heures) on s'arrête pour dîner. Avec Mihangy on s'éloigne du groupe et se trouve un ptit bouiboui. Nos conversations sont passionnantes, c'est un grand homme, un guerrier. Il a vécu tellement de choses qu'il m'inspire pour beaucoup d'autres. J'ai commencé à écrire quelques phrases pour lui dédier une chanson. 
On remercie grandement notre hôte qui était vraiment agréable et rempli d'une énergie enivrante. Nous voilà reparti pour affronter la route nationale étroite et en S, de nuit, avec la pluie (combo!!!!) 

Une fois arrivés à La capitale, chacun se fait déposer, j'ai le droit à des checks malgaches, plutôt un bon signe de respect et quelques remerciements. Certains espèrent me revoir, d'autres je suppose que non. 

Ahhhh... Retour à la maison... j'ai repris un rythme un peu plus normal. Ici à Malaza (le village où habite Lucienne et Dina) c'est reposant. Ils ont une grande maison et un beau terrain. C'est amusant comme le temps est changeant. Depuis mon retour il fait très beau. Alors je ne comprend pas vraiment le concept de l'hiver. Il n'existe que 2 saisons à Mada (été et hiver). Pourtant il fait un bon 25 degrés la journée, le soleil tape fort. A l ombre on peut sentir le frais. C'est un climat que j'apprécie bien. Il fait bon.

 

 
Je prend du temps pour me reposer avant de partir pour une prochaine aventure. Je lis beaucoup, en particulier sur la religion chrétienne, et d'autres notions comme la paix intérieur, le respect d'autrui, l'acceptation etc.. Je me rend compte que ces dernières années, le travail sur soi avait déjà bien commencé. Je retrouve des notions déjà vu, et certaines autres déjà acquises. 

Le père de Mihangy est malade, et je me vois proposer d'aller passer une nuit chez eux. Nous partons le soir, ce n'est pas très loin, une trentaine de km, soit un peu plus d'une heure en voiture. Dina, Mihangy, leur fils Miaro et moi nous nous dirigeons vers ce village encore plus en retrait. 

Sa mère m'accueille avec un grand sourire, je crois que ca lui fait plaisir que Mihangy vienne avec un ami en qu il a confiance même si je suis un vaza. Son père est malade, je devine et surtout je ressens que la fin n'est plus très loin. Je le salue avec bcp de respect, et les remercie de m'accueillir dans leur foyer. Leur petite maison est assez cosy, il manque bcp de choses comme des toilettes ou une douche par exemple (ah ce vaza et son confort....) c'est assez étroit mais il y a de la place pour tout le monde.
Sa maman avait préparé à dîner. On se retrouve autour de la table, on joint les mains, elle dit la prière. Amen! Le dîner peut commencer. Pendant le repas, la mère de Mihangy me dit qu'elle est heureuse de me recevoir car c'est la première fois qu'ils reçoivent un vaza chez eux. Je me sens très touché, peut être un peu gêné aussi mais son sentiment est sincère, je la remercie et lui exprime mon grand honneur. J'ai le droit à beaucoup de sourire qui viennent du cœur. Ça me fait du bien. 

Il est déjà assez tard. Mihangy m'accompagne sur le petit balcon pour fumer nos clopes, et il me raconte un peu ses émotions, il vide son sac. Il ne le fait jamais. C'est un guerrier, il se doit d'être toujours fort, et ne jamais laisser les émotions prendre le dessus. Bercé par ces millards d'étoiles qui nous entourent, on laisse aller les émotions. Il me demande de parler de ma mère, ce que je fais avec beaucoup d'amour et de fierté. On parle de sujet tellement profond, l'amour, la foi, la confiance. Malgré sa difficulté à parler français, on se comprend bien, vraiment bien. Le langage universel n'a aucune barrière. Il est temps d'aller se reposer. Mihangy rejoint son père et veille sur lui toute la nuit pendant que je me bat avec un lit vraiment très bizarre. aucune position n'est confortable, je m'endors de fatigue quand même.

 

A l'aube, Mihangy me propose de visiter le village et d'aller prendre le petit déjeuner dans la rue. Je suis clairement le seul Vaza à au moins 10km aux alentours. Il connaît du monde ici, et dit bonjour à plusieurs personne que l'on croise. On s'arrête devant un boui-boui (en fait y a que ca, y a rien d'autres ici..) waouhhh on dirait une boulangerie, hmm!!! Je prend un pain au raisins, enfin sans les raisins.. On me sert un thé avec un peu de lait. 

 

C'est plutôt bon, différent mais agréable. Il me propose d'aller visiter sa soeur, plutôt sa demi-sœur.

Le début d'une aventure hors du commun

Pfiouu par où commencer !?

Déjà je suis toujours en vie, c'est plutôt une bonne chose :) 

Voilà une semaine de passée chez les malgaches, et je me sens un peu bizarre, je vis des moments très forts, mais dans les deux sens. Le premier choc, enfin les premiers chocs d'un seul coup.. La pauvreté, la pollution, la saleté, et le nombre de gens au m2. Tana la capitale, est une vraie catastrophe.. Les enfants de 3/5 ans qui mendient, la maladie, le mauvais temps.. Tana est sur les haut plateaux, et il fait vraiment moche en hiver ici, donc en plus du froid, il pleut tout le temps.. Horrible pour le nombre de sans abri...

Les routes sont défoncées, il n'y a que des bouchons, entre les voitures, les taxis, les camionnettes (8/9 places), les touk touk, les vélos, les scooters, les gens qui marchent partout sur les seules routes qui existent, les enfants qui tapent à ta vitre pour mendier.. 
Les trottoirs sont remplis de petits bouibouis dégueulasses (aucun centre commercial, vraiment aucun), tu trouves tout ce que tu veux sur ces trottoirs.. 

Ici les blancs venus de France, on les appelle des Vaza (non péjoratif) donc j'entends tous les 30 secondes "hey vaza, pas cher bracelet.." Etc.. 
Les petits enfants me suivent pour que je leur file de l argent. 

Sortie de ville, c'est encore pire... Les chemins (car il existe environ 4 routes nationales à mada.... La rn7, la rn2.. Enfin c'est ouf quoi..) le long des chemins/routes, il y a les rizières, les enfants y travaillent des tout petit, pendant que les mamans passent leur temps à laver du linge ou vendre dans des bouibouis..

Les routes sont rempli de trous, on roule entre 5 et 40 km/h max.. 

Voilà, maintenant que le tableau négatif est passé, passons au choses awesomes !

La famille d'Ingrid est exceptionnelle, je suis hébergé chez la tante d'Ingrid qui s'appelle Lucienne, une malgache formidable, plein d'amour et de générosité, elle vit avec sa fille du même âge que moi. Elle s'appelle Dina mais on prononce Dine. Elle est mariée à Mihangy. Dina est aussi magique que sa maman, et son homme est un grand homme avec une vie hors du commun. 

 

Lucienne et Dina s'occupent de moi depuis mon arrivée. Elles me font le tour de la ville, et aussi du village où elles habitent. J'ai pu assisté à la fête des mères à l école, c'était vraiment chouette. Je suis le seul vaza aux 10km alentour alors forcément j'attire les regards de tout le monde. Certains n ont jamais vu de blanc. D'autres s'approchent et me touchent comme si j étais un extraterrestre. 

On discute bcp avec la mère et la fille. Des discutions comme je les aime, plein d'expérience, d'échange, d humain et d'amour. On rigole aussi bcp, elles sont bons publics, j'ai l impression d être Gad Elmaleh parfois. La maman chante merveilleusement bien du Edith Piaf, alors c'est un régal.

Je profite pour apprendre quelques mots, les rudiments, et très important, cette fameuse phrase "ca dérange pas" => "tsy manim'" 

Les malgaches ont une patience de feu, rien ne les gênent. Ils chantent à tue-tête, dans les transports, dans la rue, n importe ou. Personne ne dit rien!

Le mari de Dina fait des clips de musique, c'est un autodidacte, il maîtrise tous les métiers du cinéma, du tournage à la production. Il m'a présenté son équipe et tous ces travaux. Comme je connais un peu, il voyait que je captais tout et m'a proposé de le suivre 3 jours pour 2 tournages différents. 
Nous voilà parti lundi matin (5h du mat) pour Tamatave, une ville sur la côte ouest. 350 km séparent Tana de Tamatave, et il ne faut pas moins de 9h de taxi brousse pour y aller en passant par la RN2. 

J'assiste donc au tournage du premier clip le mardi dans un gettho de fou. Je m'intègre vite à l équipe et aussi avec l équipe de l artiste. 

 

Finalement nous sommes allées tous ensemble en boîte, une fois le boulot terminé. Musique qui bouge bcp, entre du zook, du ragga dance hall  et du rnb. Ils avaient jamais vu un blanc bouger ses fesses comme ca, l ambiance était dingue, j'apprenais leur pas très rapidement, et me suis retrouvé au milieu d une ronde à faire le serpent au sol, gros moment de gloire, tout le monde criait ahah (mon ego s est régalé) 
Fin de soirée à 4h du mat pour repartir à 6h du mat sur le nouveau clip.

Nouvelle artiste, et nouvelle ville (1h30 de route) direction foulepointe. Un des artistes (qui devait tourner dans le clip) est absent. Mihangy (mon guide on va dire) me demande si je peux prendre sa place.. Bah j'ai tourné 4 ou 5 scènes aujourd'hui. C'est tellement drôle.. Heureusement que Mihangy (appelé dans le milieu Dapapa) est un magicien et qu'il va gérer le montage... Ahah...

 


 

Me voilà rentré à l hôtel ce soir, je suis exténué. De raconter tout ça me fait bcp de bien. Ici, les malgaches parlent peu Français (bonjour ca va ? Oui ! Merci) voilà.. Et encore moins l'anglais. 
Alors c'est un peu difficile de parler qu à soit même dans sa tête toute la journée... 

J'ai rencontré un français de 70 ans qui vit ici depuis 15 ans, on a passé un peu de temps ensemble cet après midi, c'est "l'ancien du village" l'appellent ils la bas.